Pour répondre à la pénurie de familles d’accueil, le gouvernement autorise les agents publics à devenir assistants familiaux en plus de leur emploi, même à temps plein. En vigueur depuis le 31 octobre, le décret suscite des réserves : comment garantir leur disponibilité auprès des enfants protégés ?
Un rendez-vous chez le psychologue en pleine journée, une réunion avec les éducateurs, un appel de l’école ou une urgence à gérer le soir : accueillir un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance (ASE) demande une présence qui dépasse largement les horaires de bureau. Peut-on assumer cette responsabilité tout en exerçant un autre métier ? Depuis le 31 octobre 2026, un décret permet aux agents publics de tenter l’expérience. Le gouvernement espère ainsi trouver de nouveaux accueillants dans une profession qui peine à recruter. Mais les conditions de ce cumul font débat, jusque dans l’hémicycle du Sénat.
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