Ni preuve ni enquête. Pour alerter sur un tout-petit en danger, un professionnel transmet simplement ce qu’il observe aux services de protection de l’enfance ou à la justice. La loi le couvre tant que sa mauvaise foi n’est pas établie.
Léo pleure dès qu’on le touche. À 18 mois, le petit garçon porte des ecchymoses sur les bras, le dos et les cuisses, et deux hématomes sur les joues. Sa mère évoque une chute du canapé, puis un choc contre une table. L’enfant n’a pas de suivi régulier en protection maternelle et infantile (PMI). D’après elle, il tombe souvent, il est « très vif ». Soumis en quiz aux participants, ce cas fictif ne fait hésiter personne, tout doit inquiéter. Dans la pratique, le doute surgit plutôt au moment de donner l’alerte : peur de se tromper, incertitude sur le destinataire, crainte de la réaction des parents.
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