Ni ratio minimal de personnel en foyer, ni normes de nuit, ni plafond de dossiers par référent : jeudi 29 octobre, le Sénat a refusé, dans le projet de loi sur la protection des enfants, tout seuil de professionnels auprès des jeunes de l’ASE. Il invoque la crise du recrutement.

« Aujourd’hui, un référent ASE suit en moyenne 38 enfants placés, plus que de jours dans le mois ! Comment voulez-vous qu’il fasse ? » Brigitte Bourguignon (UC, Pas-de-Calais), rapporteure pour avis de la commission des Affaires sociales, lance cette interpellation jeudi 29 octobre, en plein examen au Sénat du projet de loi relatif à la protection des enfants. La sénatrice a pourtant cosigné, avec Jean Sol, la suppression des ratios d’encadrement votés par les députés. Jusqu’à la levée de séance, à 23 h 15, une même question revient : combien d’adultes faut-il auprès des jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) ?

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