Même droit, autre traitement. À leur majorité, les anciens mineurs non accompagnés sortant de l'aide sociale à l'enfance basculent dans une filière à part, moins dotée et plus exigeante, alertent chercheurs et juristes du Défenseur des droits.
Il avait tout pour rassurer. À l’approche de ses 18 ans, Aaron prépare un CAP d’électricien en alternance, dispose d’un titre de séjour et d’un réseau solide, noué notamment grâce au football. Son éducateur le décrit comme un jeune « sur les rails », mais encore fragile. Il demande donc pour lui un contrat jeune majeur (CJM) de trois mois, le temps de l’installer en douceur dans un foyer de jeunes travailleurs (FJT). Le département n’accorde qu’un mois, au motif qu’une place en FJT va se libérer. « Le seul souci qui les préoccupait, c'est de savoir quand est-ce qu'il rentre. Et une fois qu'il est rentré, c'est fin de prise en charge », raconte ce professionnel.
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