Une étude d’ADALI Habitat retrace les parcours de 31 anciens mineurs non accompagnés accueillis dans les Vosges. Leurs récits décrivent une autonomie acquise dans l’urgence, des réussites concrètes et des équilibres encore fragiles après la sortie de la protection de l’enfance.
Youssouf avait 18 ans quand il a quitté ADALI Habitat pour un studio qu'il n'avait pas choisi. « Une professionnelle m'a poussé à sortir », raconte-t-il. Depuis, il a obtenu un brevet professionnel, signé un CDI, puis changé d'entreprise. Son histoire figure parmi les 31 trajectoires reconstituées par cette association du logement et de l'insertion, qui accompagne depuis une dizaine d'années, dans les Vosges, des mineurs non accompagnés (MNA) confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE).
Au printemps 2025, 30 d'entre eux travaillent ou suivent un apprentissage, 26 ont au moins un diplôme et tous ont un logement stable. La route a pourtant été accidentée. Plus des trois quarts ont quitté l'ASE à 19 ans ou avant, 21 ont connu une période d'inactivité sans indemnisation, et beaucoup ont privilégié une formation vite rémunératrice avant de poursuivre leurs études à leurs frais. L'étude parle d'une « installation sociale, professionnelle et résidentielle largement construite, mais diversement protégée ».
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