Délinquance des mineurs : le poids des ruptures familiales et sociales
Pourquoi certains mineurs basculent-ils dans la délinquance ? Que pèsent les ruptures familiales précoces, la précarité ou les violences intrafamiliales dans ces parcours ? Le rapport interroge des trajectoires marquées très tôt par l’accumulation de fragilités.
ASE : la Cour de cassation reconnaît le danger sans manquement parental
Dans un arrêt du 14 janvier 2026, la Cour de cassation valide le renouvellement du placement d’un enfant autiste à l’ASE, en l’absence de toute carence éducative parentale. Une décision de référence pour les professionnels, qui clarifie la notion de danger en assistance éducative.
Mineurs incarcérés : 810 jeunes sous écrou au 1ᵉʳ janvier 2025
Au 1ᵉʳ janvier 2025, 810 mineurs étaient sous écrou en France. Majoritairement prévenus, presque tous garçons et âgés de 16 ou 17 ans, ils exécutent le plus souvent des peines courtes, dans des quartiers pour mineurs des maisons d’arrêt.
Justice des mineurs : 142 700 mesures éducatives, la réalité du travail de la PJJ
En 2024, la protection judiciaire de la jeunesse a pris en charge des dizaines de milliers de mesures pénales concernant des mineurs. Les données dessinent une justice centrée sur l’éducatif, le milieu ouvert et des suivis inscrits dans la durée.
Violences éducatives : la Cour de cassation écarte toute notion de « droit de correction » parental
La Cour de cassation a définitivement écarté toute justification des violences parentales au nom d’un prétendu « droit de correction ». En annulant une relaxe fondée sur cette notion, elle réaffirme l’interdit pénal de toute violence envers les enfants.
Jeunes majeurs sortant de l’ASE : un « lâchage institutionnel » persistant
Malgré un cadre légal renforcé, la protection des jeunes majeurs sortant de l’ASE reste très inégale. Soutenue par la Défenseure des droits, une enquête met au jour un dispositif conditionnel, dépendant des départements, marqué par des critères implicites et des sorties encore précoces.
La recentralisation de l'ASE comme ligne de fracture politique
Sur deux journées consécutives, la protection de l’enfance s’est invitée au cœur des échanges à l’Assemblée nationale. Deux débats ont exposé les divergences sur la gouvernance du système et le rôle de l’État, à l’approche d’un projet de loi attendu au premier trimestre 2026.