Pensé comme un levier d’autonomie pour les jeunes majeurs sortant de l’aide sociale à l’enfance (ASE), le pécule censé leur revenir à 18 ans reste largement inaccessible. Le collectif Cause Majeur ! dénonce les lourdeurs d’un dispositif qui prive trop souvent les jeunes d’un droit pourtant garanti par la loi.
Versée sous conditions de ressources, l’allocation de rentrée scolaire (ARS) soutient les familles face aux dépenses de la rentrée. Pour les enfants confiés à l’ASE, ces montants ne vont pas aux parents, mais sont déposés chaque année sur un compte géré par la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Institué par la loi de 2016, ce mécanisme devait constituer un pécule restitué au jeune à sa majorité, pour faciliter son passage à la vie adulte.
Un droit invisible pour les jeunes de l'ASE
Mais la réalité est tout autre. « Le pécule n’est pas versé automatiquement. Les jeunes doivent en faire la demande, or beaucoup ignorent même qu’il existe », alerte, dans un communiqué, Cause Majeur !, qui rassemble une trentaine d’associations nationales et de collectifs. Entre démarches complexes et manque d’information, le dispositif s’enlise.
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