« Monsieur l’État, vous demeurez muet, sourd et inactif » : le CNAEMO alerte sur l’immobilisme de l’État
Après un premier courrier resté sans réponse, le CNAEMO relance l’État. Dans une nouvelle lettre ouverte datée du 24 octobre, l’organisation dénonce son silence face à la crise de la protection de l’enfance et appelle à agir enfin, « par la mise en acte ».
Violences conjugales : 6 % des victimes ont moins de 20 ans
En 2024, les services de sécurité ont enregistré 272 400 victimes de violences conjugales. Si la majorité sont des femmes adultes, les données révèlent une part non négligeable de jeunes victimes, souvent mineures ou à peine majeures.
Justice des mineurs : Gérald Darmanin reconnaît « un énorme sujet » mais peu de réponses
Lors de son audition sur le budget de l'État pour 2026, le garde des Sceaux a reconnu les fragilités d’une justice des mineurs à bout de souffle. Juges pour enfants saturés, PJJ fragilisée, éducateurs épuisés : un constat partagé, sans réforme majeure annoncée.
« C’est un naufrage silencieux » : l’ASE des Bouches-du-Rhône à bout de souffle
Dans les Bouches-du-Rhône, la protection de l’enfance craque de toutes parts. Les associations du collectif Alerte Protection Enfance 13 dénoncent un dispositif à bout de souffle : enfants sans solution, personnels épuisés, dialogue rompu avec le Département.
Cnape : « Le recours à l’intérim en protection de l’enfance doit être drastiquement réduit »
Pensé comme un recours exceptionnel, le travail intérimaire est devenu une pratique structurelle dans les établissements de la protection de l’enfance. Dans une note publiée le 23 octobre, la CNAPE en détaille les effets et les dérives.
Pour une protection de l’enfance tournée vers la prévention
Plus de 404 000 mesures de protection sont en cours en France. Malgré 11 milliards d’euros investis chaque année, le système montre ses limites. Chercheurs, magistrats et acteurs de terrain appellent à un virage profond pour mieux protéger les enfants.
Assistants familiaux, oubliés du Ségur : « un sentiment d’injustice et de relégation »
Pilier de la protection de l’enfance, le métier d’assistant familial s’exerce désormais dans une grande précarité. Salaires faibles, charges en hausse, protections insuffisantes, absence de prime Ségur et statut incertain fragilisent ceux qui accompagnent au quotidien les enfants confiés à l’ASE.