Protection de l’enfance : les fragilités de l’accueil des mineurs non accompagnés (1/2)
Pour de nombreux mineurs non accompagnés, l’entrée dans la protection de l’enfance se joue sur un fil. Errance, consommations de produits, défiances accumulées : le premier accueil peut soutenir la relation ou enclencher le décrochage. Un moment décisif, analysé par des professionnels de terrain.
Ordonnance de sûreté de l’enfant : les magistrats alertent sur les dérives possibles
Promise par Gérald Darmanin, ministre de la Justice, comme une réponse d’urgence aux violences intrafamiliales, l’« ordonnance de sûreté de l’enfant » vise une protection plus rapide. Le Syndicat de la magistrature alerte sur un dispositif jugé flou et difficilement applicable sans moyens.
Délinquance des mineurs : le poids des ruptures familiales et sociales
Pourquoi certains mineurs basculent-ils dans la délinquance ? Que pèsent les ruptures familiales précoces, la précarité ou les violences intrafamiliales dans ces parcours ? Un rapport interroge des trajectoires marquées très tôt par l’accumulation de fragilités.
ASE : la Cour de cassation reconnaît le danger sans manquement parental
Dans un arrêt du 14 janvier 2026, la Cour de cassation valide le renouvellement du placement d’un enfant autiste à l’ASE, en l’absence de toute carence éducative parentale. Une décision de référence pour les professionnels, qui clarifie la notion de danger en assistance éducative.
Mineurs incarcérés : 810 jeunes sous écrou au 1ᵉʳ janvier 2025
Au 1ᵉʳ janvier 2025, 810 mineurs étaient sous écrou en France. Majoritairement prévenus, presque tous garçons et âgés de 16 ou 17 ans, ils exécutent le plus souvent des peines courtes, dans des quartiers pour mineurs des maisons d’arrêt.
Justice des mineurs : 142 700 mesures éducatives, la réalité du travail de la PJJ
En 2024, la protection judiciaire de la jeunesse a pris en charge des dizaines de milliers de mesures pénales concernant des mineurs. Les données dessinent une justice centrée sur l’éducatif, le milieu ouvert et des suivis inscrits dans la durée.
Violences éducatives : la Cour de cassation écarte toute notion de « droit de correction » parental
La Cour de cassation a définitivement écarté toute justification des violences parentales au nom d’un prétendu « droit de correction ». En annulant une relaxe fondée sur cette notion, elle réaffirme l’interdit pénal de toute violence envers les enfants.