Justifier chaque semaine de 15 à 20 heures d’activité. Avec le contrat d’engagement jeune (CEJ), cette exigence devient l’axe central de l’insertion. Sur le terrain, elle reconfigure les parcours des jeunes et transforme en profondeur le travail des conseillers, pris entre accompagnement, contrôle et pilotage par les chiffres.
Ils doivent prouver, chaque semaine, qu’ils sont « actifs ». Envoyer des CV. Participer à des ateliers. Avancer sur un projet. Rendre compte de chaque démarche. L’exigence des 15 à 20 heures d’activité du contrat d’engagement jeune (CEJ) ne se limite pas à poser un cadre. Elle crée des parcours différents pour les jeunes et met sous pression les conseillers, contraints de jongler entre suivi individuel, contrôle des heures et objectifs chiffrés.
Présenté comme un accompagnement intensif, le CEJ intensifie surtout le suivi administratif. Le temps consacré aux tâches de traçabilité contraint l’accompagnement réel, en particulier pour les jeunes qui en auraient le plus besoin. Beaucoup de conseillers disent souhaiter pouvoir consacrer davantage de temps à ce qui fait, selon eux, la différence, le lien, l’écoute et le suivi des jeunes dans la durée.
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