Les 2 et 6 septembre, deux mineurs sont morts dans deux établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) distincts : l’un à Lavaur (Tarn), l’autre à La Valentine, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Face à ces deux décès, les syndicats de la PJJ réclament des explications et alertent sur les conditions de prise en charge.

Le 6 septembre, un adolescent de 17 ans incarcéré à l’établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de La Valentine, à Marseille, a été retrouvé mort dans sa cellule. Selon la CGT PJJ Sud-Est, il s’est suicidé par pendaison. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort, confiée au service local de police judiciaire. Le syndicat rappelle, en citant l’Observatoire international des prisons, qu’« il y a entre 3 et 4 morts d’adolescent·es chaque année en détention depuis 2021 ». Le SNPES-PJJ-FSU, qui a également réagi, estime que « ce drame ne peut laisser aucun.e professionnel de la PJJ indifférent ». Au-delà du décès, les deux organisations alertent sur la situation de l’établissement et sur les conditions dans lesquelles les professionnels tentent d’accompagner les jeunes détenus.

Cet établissement, comme les cinq autres EPM en France, accueille des adolescents de 13 à 18 ans dans un cadre qui doit associer détention et accompagnement éducatif. Mais les conditions de prise en charge à La Valentine font régulièrement l’objet d’alertes. Lors de sa visite en juillet 2025, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) avait ainsi déclenché une procédure de recommandations en urgence, pointant notamment des difficultés d’effectifs, d’encadrement, d’accès aux activités et aux soins ainsi qu’une dégradation des conditions matérielles de détention.

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