Rattachée au Vinatier, la PASS Mobile MNA intervient depuis 2022 auprès des jeunes en recours. Avec une équipe resserrée, elle se déplace dans les squats et les campements pour rendre possible un accès effectif aux soins psychiatriques.

À Lyon, près de 300 garçons mineurs non accompagnés (MNA) vivent aujourd’hui sans hébergement stable, suspendus à une décision sur leur minorité. À leurs côtés, une vingtaine de jeunes filles, plus souvent mises à l’abri, n’en demeurent pas moins exposées à une grande vulnérabilité. L’exil, la rue, l’attente administrative finissent par laisser des traces profondes. Le sommeil se dérègle, l’angoisse devient constante, certains basculent dans des épisodes délirants. Pourtant, beaucoup ne consultent pas. L’hôpital reste à distance, perçu comme un monde à part, difficile à atteindre quand on n’a ni adresse ni repères stables.

Il vous reste % de cet article à lire.

Pour lire la suite, rejoignez notre communauté d’abonnés

Je découvre les offres

Vos avantages

  • L’accès illimité à tous les articles, décryptages, dossiers et interviews de la rédaction
  • Une information vérifiée, analysée et documentée
  • Un média indépendant et animé par des journalistes spécialistes du secteur social et médico-social