Mineurs non accompagnés : le fragile équilibre de la reconnaissance
Mineur non accompagné. Trois mots administratifs pour des adolescents seuls aux parcours souvent heurtés. L’anthropologue Barbara Bertini, coordinatrice régionale des PASS franciliennes à l’ARS Ile-de-France, décrypte comment tout se joue autour de la reconnaissance – ou non – de leur minorité.
À Lyon, soigner la détresse psychique des mineurs isolés, hors les murs
Rattachée au Vinatier, la PASS Mobile MNA intervient depuis 2022 auprès des jeunes en recours. Avec une équipe resserrée, elle se déplace dans les squats et les campements pour rendre possible un accès effectif aux soins psychiatriques.
MNA en recours : le modèle d’intervention d' une équipe mobile psychiatrique
Quand la minorité est contestée et que le recours n’est pas suspensif, les mineurs non accompagnés peuvent disparaître des radars du soin. Dans le Nord, l’équipe mobile MEOPSY va vers eux pour maintenir le lien et éviter une prise en charge psychiatrique limitée à l’urgence.
Santé des jeunes confiés à l’ASE : le grand retard
Près de 380 000 enfants et adolescents sont pris en charge par l’ASE, tandis que leur santé reste un angle mort persistant : bilans tardifs, ruptures de soins, accès inégal à la santé mentale. Malgré la généralisation annoncée de Pégase et Santé protégée en 2026, le fossé avec le terrain demeure.
La traite des enfants, une réalité en France y compris chez des mineurs confiés à l'ASE
Parmi les victimes de traite des êtres humains en France, des jeunes filles confiées à l'aide sociale à l'enfance (ASE) et des mineurs non accompagnés (MNA).
Formations du travail social : « Les écoles se vident et les équipes s’épuisent »
Près de deux ans après « Livre blanc du travail social », la crise s’intensifie : Étudiants en décrochage, équipes épuisées, écoles fragilisées. Directeurs et formateurs décrivent un système de formation à bout de souffle, miroir des tensions qui traversent tout le travail social.
Formations du travail social : la première année, zone de décrochage
En Ile-de-France, les écoles du travail social peinent à recruter et à retenir leurs étudiants. Une récente étude pointe une orientation incertaine, des stages dégradés et un manque d’encadrement, qui provoquent un décrochage massif dès la première année.