« L’indicible peut être inaudible » : l’inceste entre déni familial et épreuve du procès
La parole de l’enfant en matière d’inceste surgit hors du foyer, se heurte au déni familial et affronte parfois, des années plus tard, le procès. Analyse de Catherine Sultan, présidente de la chambre des mineurs de la cour d’appel de Paris.
NEETs, « ultra-fragilisés » : 1,4 million de jeunes au bord de la rupture
Ils sont 1,4 million. Ni en emploi, ni en études, ni en formation. L’étude Elabe montre que les NEETs concentrent les fragilités les plus lourdes de la génération des 15-29 ans. Argent, travail, santé mentale, isolement : tout s’additionne.
« Dire et écouter pour juger » : la justice à l’épreuve de la parole de l’enfant
Pour Jean-Philippe Pierron, philosophe, il ne suffit pas d’affirmer que l’enfant est sujet de droit. Face aux violences sexuelles et intrafamiliales, la justice doit lui permettre de devenir « sujet de sa parole », malgré les limites liées à sa minorité.
Mineurs non accompagnés : le fragile équilibre de la reconnaissance
Mineur non accompagné. Trois mots administratifs pour des adolescents seuls aux parcours souvent heurtés. L’anthropologue Barbara Bertini, coordinatrice régionale des PASS franciliennes à l’ARS Ile-de-France, décrypte comment tout se joue autour de la reconnaissance – ou non – de leur minorité.
À Lyon, soigner la détresse psychique des mineurs isolés, hors les murs
Rattachée au Vinatier, la PASS Mobile MNA intervient depuis 2022 auprès des jeunes en recours. Avec une équipe resserrée, elle se déplace dans les squats et les campements pour rendre possible un accès effectif aux soins psychiatriques.
MNA en recours : le modèle d’intervention d' une équipe mobile psychiatrique
Quand la minorité est contestée et que le recours n’est pas suspensif, les mineurs non accompagnés peuvent disparaître des radars du soin. Dans le Nord, l’équipe mobile MEOPSY va vers eux pour maintenir le lien et éviter une prise en charge psychiatrique limitée à l’urgence.
Santé des jeunes confiés à l’ASE : le grand retard
Près de 380 000 enfants et adolescents sont pris en charge par l’ASE, tandis que leur santé reste un angle mort persistant : bilans tardifs, ruptures de soins, accès inégal à la santé mentale. Malgré la généralisation annoncée de Pégase et Santé protégée en 2026, le fossé avec le terrain demeure.