Le secret professionnel est la règle, le partage l'exception. Dans les services sociaux des départements, des communes et des associations, la pratique a souvent inversé l'ordre. Laurent Puech, fondateur de secretpro.fr, rappelle les interdits et les marges fixés par la loi.
Un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende. La sanction prévue par l'article 226-13 du Code pénal en cas de violation du secret professionnel n'a rien de symbolique. Les travailleurs sociaux ne sont pourtant presque jamais poursuivis, alors que les informations circulent de plus en plus librement entre services. Laurent Puech y voit un renversement : le partage, en principe exceptionnel, est devenu la norme. « Les personnes ne se confient pas à une institution. Elles se confient à une autre personne », rappelle-t-il.
Formateur spécialisé sur le secret professionnel et le partage d'informations, Laurent Puech a fondé et anime le site secretpro.fr, aux côtés notamment de Christophe Daadouch, docteur en droit. Il travaille aussi dans une association d'appui aux intervenants sociaux en commissariat et en gendarmerie.
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