AESH, généralisation contestée des PAS, enfants scolarisés à temps très partiel : la Conférence nationale du handicap du 4 septembre doit trancher plusieurs dossiers sensibles. En jeu, le modèle même de l’école inclusive et les moyens que l’État entend lui consacrer.
« Le système actuel montre un certain nombre de limites. » À quelques jours de la rentrée, le constat vient du ministre lui-même. Le 25 août, lors de sa conférence de rentrée, Édouard Geffray a pointé le difficile équilibre entre « l’accessibilité et l’accompagnement humain ». Il évoque des « ajustements ou évolutions », mais s’arrête là.
« J’aurais pu vous en parler longuement », glisse-t-il devant les journalistes. Il préfère se réserver « à dessein » et ne veut « ni préempter ni anticiper » la Conférence nationale du handicap. C’est donc le 4 septembre, au Prisme de Bobigny (Seine-Saint-Denis), que le gouvernement doit dévoiler ses orientations.
Le rendez-vous, organisé tous les trois ans, devait initialement avoir lieu fin juin. La canicule avait conduit à son report. Entre-temps, la rentrée est arrivée, avec les mêmes questions : combien d’enfants auront réellement leur accompagnant ? Combien pourront suivre une semaine complète de cours ? Quelles solutions seront proposées lorsque l’école ordinaire ne peut répondre seule à leurs besoins ?
Édouard Geffray revendique le chemin parcouru. « Depuis 2017, nous avons bâti un service public de l’école inclusive », rappelle-t-il, en soulignant que « plus de 500 000 élèves » en situation de handicap sont aujourd’hui scolarisés. Derrière ce chiffre se cachent pourtant des situations très différentes, de la scolarité à temps complet à quelques heures de classe par semaine.
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