Adoptée à l’unanimité le mercredi 28 janvier, à l’Assemblée nationale, la création d’une commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales marque un moment rare de consensus parlementaire.

À l’origine de la proposition de résolution, Christian Baptiste (Socialistes et apparentés, Guadeloupe), dont l’initiative a rapidement fédéré un large soutien, avec plus de 140 signatures issues de l’ensemble des groupes. Dans l’hémicycle, le député pose d’emblée l’enjeu politique et moral du texte, estimant que « stopper les crimes sexuels infligés à nos enfants doit être la priorité absolue de la représentation nationale ». Il rappelle la spécificité de l’inceste parental, encore difficile à nommer « la protection de l’enfance, nous en parlons souvent ; le viol d’un enfant, nous commençons à en entendre parler ; le viol d’un enfant par son propre parent, nous avons du mal à le croire ».

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