Le 28 mai, le Sénat examinera la proposition de loi visant à rendre systématique la désignation d’un avocat pour les enfants sous mesure d'assistance éducative. Dans le podcast « Voix citoyennes féminines », Kenza, Laura et Emmy racontent ce que l’absence d’avocat produit dans les parcours des jeunes protégés.

Kenza, 17 ans, placée en famille d'accueil depuis l'âge de 4 ans à Cherbourg-en-Cotentin. Laura, 24 ans, éducatrice spécialisée, étudiante en master de sciences de l'éducation, ancienne jeune confiée à l'aide sociale à l'enfance (ASE) de ses 16 à ses 18 ans, issue d'une fratrie de six. Emmy, 27 ans, étudiante en psychologie en licence à Toulouse, aide humaine d'une personne en situation de handicap, ancienne jeune placée de ses 16 à ses 18 ans en Guyane. Toutes trois ont fait face à un juge sans avocat.

Le 28 mai, le Sénat se prononcera sur la proposition de loi visant à garantir à chaque enfant sous mesure d'assistance éducative le droit d'être assisté d'un avocat — qu'il soit placé en famille d'accueil, en foyer, ou suivi en milieu ouvert par les services sociaux. 380 000 mineurs sont concernés. Déposé par la députée socialiste du Val-d'Oise Ayda Hadizadeh et adopté à l'unanimité par l'Assemblée nationale le 11 décembre 2025, le texte prévoit que le juge des enfants demande au bâtonnier la désignation d'un avocat dès l'ouverture de la procédure, sans condition d'âge ni de discernement, pris en charge par l'État via l'aide juridictionnelle.

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