Le 29 octobre, les députés examineront une proposition de loi LFI pour garantir un accompagnement jusqu’à 25 ans aux jeunes sortant de l’ASE et l’étendre à la PJJ. Financement, conditions d’accès et OQTF divisent déjà.

« Qui parmi vous était autonome financièrement à 18 ans ou 21 ans ? » lance Marianne Maximi à ses collègues. En France, très peu de jeunes le sont à cet âge. 68 % des moins de 21 ans dépendent encore financièrement de leurs parents, un sur deux vit toujours au domicile familial et plus de 40 % n’ont pas fini leur formation. « Ce sont à elles et eux qu’on demande d’être autonomes au plus vite », s’indigne la députée LFI du Puy-de-Dôme.

Le 29 octobre, lors de la niche parlementaire de LFI, elle défendra la proposition de loi « pour protéger durablement les jeunes majeurs de l’aide sociale à l’enfance et de la protection judiciaire de la jeunesse ». Le projet de loi relatif à la protection des enfants poursuit parallèlement son parcours au Sénat sans réformer la prolongation de l’accompagnement après la sortie de l’ASE.

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