La réforme de l’hébergement pénal des mineurs prend effet ce 1ᵉʳ septembre avec les unités judiciaires à priorité éducative (UJPE). Voulue par le ministre de la Justice, elle réunit anciens foyers et CEF dans un même modèle, contesté par des syndicats et des magistrats.
Un même établissement, mais des règles différentes selon les jeunes. Avec les UJPE, la justice des mineurs recompose son modèle d’hébergement pénal. Pendant plus de 20 ans, l’hébergement des mineurs suivis par la justice s’est organisé autour de deux modèles. D’un côté, les unités éducatives d’hébergement collectif (UEHC), les foyers de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). De l’autre, les centres éducatifs fermés (CEF), créés en 2002 avec un encadrement renforcé et des contraintes plus importantes. La réforme concerne les secteurs public et associatif, mais selon un calendrier différent. Dès aujourd’hui, les 19 CEF et les 66 UEHC du secteur public deviennent 85 unités judiciaires à priorité éducative (UJPE). Les 39 CEF du secteur associatif habilité (SAH) rejoindront progressivement le dispositif, avec une transformation achevée au plus tard le 1ᵉʳ janvier 2028.
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