Portant la voix des 16 000 victimes de violences sexuelles dans l'enfance qui ont témoigné de leur traumatisme, la Ciivise préconise, dans un rapport publié le 21 septembre, aux pouvoirs publics d'adopter cinq mesures d’urgence, à l’approche des discussions budgétaires pour l’année 2023.

Un an après le lancement de l’appel à témoignages, la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) restitue, dans un rapport, la parole des femmes et des hommes victimes de violences sexuelles dans leur enfance. Les 16 414 témoignages ont été recueillis par téléphone, par écrit, via le questionnaire en ligne sur le site internet de la commission, en audition à la Ciivise ou dans les réunions publiques organisées chaque mois dans une ville de France.

Une personne sur dix a été victime de violences sexuelles dans son enfance, soit 5,5 millions de femmes et d'hommes en France. Parmi les témoignages recueillies par la commission, 9 victimes sur 10 sont des femmes. 13% des personnes étaient en situation de handicap lors des violences sexuelles. L’âge moyen des personnes qui témoignent est de 44,3 ans. De plus, 8 personnes sur 10 parlent de faits d’inceste, avec des actes qui « débutent très tôt, se réitèrent et perdurent en particulier lorsqu’ils se sont produits dans le cadre de la famille ou de l’entourage proche », parmi elles un quart avaient moins de 5 ans au moment des faits.

A droite, Edouard Durand, magistrat et co-président de la Ciivise et Nathalie Mathieu, directrice générale de l'association Docteurs Bru et co-présidente de la Ciivise. © ciivise
« Ma vie, c’est : tomber, thérapie, se relever. Tomber, porter plainte, se relever. Tomber, faire semblant. ».
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