En Loire-Atlantique, 7 jeunes se déclarant mineurs sur 10 ne sont pas reconnus comme tels par le département. Leur recours peut durer 12 à 24 mois hors de l’ASE. À Nantes, Médecins du Monde revient sur dix ans de médiation en santé, entre rue, soins et ruptures de parcours.
« Le plus dur ce n’est pas la rue. C’est de ne pas savoir. Est-ce que la juge va me croire ? Est-ce que je vais être expulsée ? Je peux pas dormir avec ces questions », confie S., 17 ans. Le département n’a pas reconnu sa minorité. Pour elle commence une attente qui peut durer des mois : trouver où dormir, manger, garder un téléphone, poursuivre le recours, tenter d’aller à l’école, ne pas décrocher des soins. À Nantes, Médecins du Monde a accompagné pendant dix ans des adolescents pris dans cet entre-deux. Une nuit dehors, un portable perdu ou une mauvaise nouvelle peuvent suffire à compromettre un rendez-vous préparé depuis plusieurs jours.
Pour lire la suite, rejoignez notre communauté d’abonnés
Je découvre les offresVos avantages
- L’accès illimité à tous les articles, décryptages, dossiers et interviews de la rédaction
- Une information vérifiée, analysée et documentée
- Un média indépendant et animé par des journalistes spécialistes du secteur social et médico-social