Centres de santé pour les enfants de l'ASE, unités d'accueil pour les enfants victimes de violences, avocat systématique en assistance éducative, réforme Serafin-PH, recrutement d'AESH : les deux textes multiplient les mesures ciblées. En parallèle, les prestations familiales sont gelées.
Moins de dépenses, mais pas pour tout le monde. Le projet de loi de finances (PLF) et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 visent un redressement rapide des comptes. Les dépenses de l'État hors Défense seront stables, et le déficit des régimes de base de la Sécurité sociale doit passer de 21,8 milliards d'euros (Md€) à 12,7 Md€ en un an, grâce à environ 9 Md€ de mesures. « Ce PLFSS ne réduit pas la dépense. Il en freine uniquement la croissance », nuance Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées. Dans ce paysage contraint, le gouvernement affiche une priorité claire. « Notre deuxième priorité est la jeunesse », écrit David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics. Stéphanie Rist promet pour sa part « un PLFSS pour protéger nos enfants et accompagner les familles », et relie ses annonces au projet de loi « protection des enfants » examiné fin octobre au Sénat en première lecture.. Aucun des deux textes ne prévoit pourtant de crédits dédiés à sa mise en œuvre.
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