Priorité à l’accueil familial, abandon des ratios d’encadrement : l’ANMECS, qui fédère les professionnels des maisons d’enfants, conteste deux choix du projet de loi sur la protection des enfants voté par le Sénat, et compte sur la commission mixte paritaire pour les corriger.

Un adverbe a mis les maisons d’enfants en alerte : « prioritairement ». Il figure à l’article 1er du projet de loi sur la protection des enfants, adopté le 3 novembre par le Sénat (260 voix contre 1, 80 abstentions). Au terme d’un placement, le rapport sur l’enfant devra examiner, « le cas échéant », la possibilité de le confier à un membre de sa famille ou à un tiers digne de confiance. À défaut, s’il faut renouveler le placement, il étudiera « prioritairement » un accueil chez un assistant familial ou dans un village d’enfants. Les établissements ne sont pas cités.

L’Association nationale des maisons d’enfants à caractère social (ANMECS) y lit une hiérarchie qui relègue ces structures au dernier rang.

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