Les enfants handicapés sont davantage exposés aux violences sexuelles, mais leur parole reste souvent mise en doute. Le Collectif Handicaps réclame des garanties dans la proposition de loi « intégrale », de la prévention en établissement médico-social à l’accompagnement judiciaire.

Les enfants handicapés parlent. Encore faut-il les croire. Parmi les victimes ayant témoigné auprès de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), 63 % déclarent ne pas avoir été crues lorsqu’elles ont révélé les violences subies durant leur enfance. Les violences commises en institution sont également davantage rapportées par les personnes handicapées : 19 % d’entre elles en font état, contre 11 % de l’ensemble des répondants.

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