Dans les établissements de protection de l’enfance, les crises font partie du quotidien. Fanny Westeel, docteure en sociologie, a passé un an sur le terrain pour observer comment les professionnels accompagnent les émotions des adolescents, jusqu’aux situations de contention physique.
Une main sur l’épaule, quelques mots pour inviter à respirer, parfois quelques minutes dehors. Puis, lorsque la situation se tend, il peut arriver qu’un éducateur doive retenir physiquement un adolescent qui cherche à partir. Dans les établissements de l’aide sociale à l’enfance (ASE), les crises se jouent souvent dans cette succession de gestes et de paroles. Les professionnels cherchent à protéger, à apaiser la situation et à éviter qu’un jeune se blesse ou blesse quelqu’un. Mais lorsque la parole ne suffit plus, le corps peut aussi devenir un moyen d’intervention.
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