Pensées suicidaires, anxiété, violences, précarité, solitude : plusieurs indicateurs de santé mentale se dégradent, mais tous les jeunes ne sont pas exposés de la même façon. Une revue de littérature de l’INJEP éclaire ces écarts et montre pourquoi certaines souffrances restent difficiles à repérer.

Une adolescente se scarifie mais continue d’avoir de bonnes notes. Un étudiant cumule solitude, difficultés financières et renoncement aux soins sans demander d’aide. Un jeune peut traverser une période de profond mal-être sans jamais consulter. Un garçon se dit malheureux et pessimiste sans présenter les symptômes habituellement recherchés. Tous peuvent entrer dans la grande catégorie de la « santé mentale des jeunes ». Mais leurs difficultés ne s’expriment pas de la même manière et n’ont pas les mêmes chances d’être repérées.

« Comprendre la santé mentale des jeunes », la revue de littérature publiée le 28 juillet par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) dresse un état des connaissances sur la santé mentale des jeunes. Alex Maignan, doctorant en sociologie à l’université Paris-Nanterre et à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), y confronte des recherches menées auprès d’adolescents, d’étudiants et de jeunes adultes. L’objectif : restituer ce que l’on sait aujourd’hui de leur santé mentale et la manière dont elle est étudiée.

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