Paroles de pros
Dépôt de plainte : pourquoi l’assistance d’un avocat doit devenir obligatoire pour les mineurs victimes
Danielle Gobert, avocate, alerte sur un moment clé souvent négligé de la procédure pénale : le dépôt de plainte des mineurs victimes. Sans accompagnement juridique immédiat, ce premier face-à-face avec la justice peut fragiliser la parole de l’enfant et peser durablement sur la suite du dossier.
Jean-Pierre Rosenczveig : « Ce projet de loi est très loin d’une refondation de la protection de l’enfance » (2/2)
Pour Jean-Pierre Rosenczveig, le projet de loi sur la « refondation de la protection de l’enfance » a été conçu sans évaluation préalable ni cap clair, au risque d’un basculement institutionnel guidé davantage par des logiques économiques que par l’intérêt de l’enfant.
Jean-Pierre Rosenczveig : « Sous couvert de refondation, le projet de loi sur la protection de l’enfance opère un basculement économique » (1/2)
Jean-Pierre Rosenczveig passe au crible les dispositions du projet de loi dit de « refondation de la protection de l’enfance » et met en lumière ce qu’elles disent réellement des choix opérés, entre affichage protecteur, arbitrages économiques et transformation silencieuse du système.
Daniel Rousseau, pédopsychiatre : « La conception par l’État de la généralisation de Pegase est atterrante »
Daniel Rousseau, pédopsychiatre et co-porteur de Pegase, alerte sur une généralisation début 2026 jugée déconnectée des besoins en santé des enfants confiés à l’ASE. Malgré les engagements de la ministre de la Santé et des Familles, le terrain attend des garanties concrètes.
Danielle Gobert, avocate : « Il faut mettre l’enfant au centre du système judiciaire »
À l’heure où l’Assemblée nationale adopte en première lecture la proposition de loi garantissant un avocat à chaque enfant en assistance éducative, Danièle Gobert, avocate à Saint-Malo-Dinan, appelle à aller plus loin pour protéger et défendre les mineurs victimes tout au long de la procédure.
« Pour avancer, il nous faut un ministre de l’Enfance de plein exercice » : l’appel de Sylviane Giampino
Dans une tribune publiée le 4 décembre dans Le Figaro, Sylviane Giampino, présidente du Conseil de l’enfance et de l’adolescence au sein du HCFEA, dénonce la dispersion des politiques publiques et plaide pour un pilotage clair.
Amira Maameri-Ulisse : « La participation de l’enfant progresse, mais reste insuffisante en protection de l’enfance »
Docteure en droit et spécialiste des droits de l’enfant, Amira Maameri-Ulisse montre, dans sa thèse, un paradoxe tenace : l’enfant protégé est reconnu comme sujet de droit, mais sa participation aux décisions qui orientent son parcours reste limitée. La comparaison France–Québec éclaire ce décalage.