Auditionnés le 7 septembre au Sénat, les parquets de Paris et Nanterre, la procureure générale de Paris et les responsables de la brigade de protection des mineurs ont expliqué pourquoi certaines enquêtes attendent, malgré l'urgence de recueillir la parole des enfants.
Une matinée, quatre auditions, une même question : comment la justice fait-elle face à l'explosion des affaires de violences sexuelles sur mineurs dans le périscolaire ? Réunie en pleine suspension parlementaire le 7 septembre — les travaux du Sénat ne reprennent qu'en octobre —, la mission d'information sur les violences dans le périscolaire, dotée des prérogatives d'une commission d'enquête, a entendu tour à tour la procureure de la République de Paris, celui de Nanterre, la procureure générale près la cour d'appel de Paris et la brigade de protection des mineurs. La rapporteure de la mission, la sénatrice LR de Paris Agnès Evren, avait prévenu : ses questions seraient « très franches et très directes ».
« Si Paris est un cas exceptionnel, pour autant Paris n'est pas une exception et ces défaillances se répètent au plan national dans près de 70 départements. Alors aujourd'hui, un constat s'impose : le périscolaire est un angle mort de la protection de l'enfance », lance-t-elle.
Les familles veulent savoir quand leur enfant sera entendu et ce que devient sa plainte. Les professionnels décrivent les vérifications à conduire, les rendez-vous à organiser, les expertises à obtenir. Les réponses dessinent une justice qui doit choisir l'ordre de traitement de ses dossiers, jusque dans les affaires déclarées prioritaires.
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