Entendus à un jour d’intervalle par la commission d’enquête du Sénat, Anne Hidalgo, ancienne maire de Paris, et Emmanuel Grégoire, son successeur, ont répondu aux questions sur les violences dans le périscolaire parisien. Tous deux reconnaissent des failles, mais la question de la responsabilité reste ouverte.

Le scandale a débordé le seul cas des animateurs mis en cause. Devant les sénateurs, les questions ont porté sur toute la chaîne de protection des enfants : signalements, contrôles, suspensions, recrutement, formation et transmission des informations. Au 31 août 2026, 195 animateurs avaient été suspendus à Paris, dont 74 pour des violences sexuelles sur mineurs. Fin mai, la Ville comptait 132 suspensions dont 52 pour violences sexuelles, et 101 signalements au parquet au titre de l'article 40 pour des violences sexuelles sur mineurs.

Le volet judiciaire a pesé sur les deux auditions. Les 24 et 25 août, trois familles ont déposé plainte contre Anne Hidalgo, ancienne maire de Paris (2014-2026), Emmanuel Grégoire, maire de Paris depuis mars 2026 et ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo, ainsi que Patrick Bloche, ancien premier adjoint chargé notamment de l’éducation, de la petite enfance et des familles. Les plaintes évoquent notamment la mise en danger délibérée d’autrui, la non-dénonciation d’atteintes commises sur des mineurs et la non-assistance à personne en danger. Les investigations sont en cours et ces plaintes ne préjugent pas de leur issue.

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