Ils connaissent presque toujours leur victime. Ils parlent peu, parfois pas du tout. Pendant plusieurs années, la psychologue Sonia Corré a suivi huit adolescents placés pour viol ou agression sexuelle. Sa recherche bat en brèche l'idée d'une « perversion » et livre des clés concrètes aux professionnels de la PJJ pour mieux les accompagner.
Qui sont-ils ? Pourquoi parlent-ils si peu ? Pourquoi semblent-ils, parfois, ne rien ressentir du tout ? Et comment les accompagner sans tomber dans les idées reçues ? Ces questions traversent les unités de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Face à des adolescents auteurs de viols ou d'agressions sexuelles, qui déconcertent autant par leurs passages à l'acte que par leurs silences, éducateurs, psychologues et familles d'accueil oscillent entre « des moments de vive inquiétude » et « une forme de banalisation ».
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