Un appel à projets national est ouvert pour décliner la politique des 1000 premiers jours dans les territoires. Doté de 2,2 M€, il s’adresse aux collectivités, associations et établissements de la petite enfance. Les candidatures sont attendues d’ici fin février 2026.

Pensée comme un temps clé de l’accompagnement des familles, la politique des 1000 premiers jours cible la période qui s’étend « du 4e mois de grossesse aux 2 ans de l’enfant ». Elle articule plusieurs leviers, de « la prévention en santé » à « la promotion du bien-être et des comportements favorables au développement de l’enfant », sans se limiter au seul champ médical. Le dispositif englobe aussi le « soutien à la parentalité », l’éveil artistique et culturel, la « prévention des risques d’exposition aux écrans » et la prise en compte de la dépression post-partum.

Trois axes éligibles pour les porteurs de projets

Pour décliner cette politique dans les territoires, le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées invite, dans le cadre de la feuille de route 2025-2027, les acteurs locaux à proposer des projets relevant de trois axes précis.

Le premier concerne la création de nouvelles maisons des 1000 premiers jours ou l’évolution de projets existants, avec l’objectif de « développer leur offre de services ». L’appel à projets est assorti d’un référentiel destiné à fournir des repères communs « en termes d’offre de services, de partenariats et de fonctionnement des maisons des 1000 premiers jours ».

Le deuxième axe porte sur la protection des tout-petits face aux écrans. Les projets attendus doivent « protéger les tout-petits aux risques d’exposition aux écrans et accompagner leurs parents dans leurs usages des écrans », en développant des actions, outils ou ressources à destination des parents et des professionnels.

Le troisième axe vise à « soutenir des initiatives favorisant la place des pères et co-parents et leur implication dans le parcours des 1000 premiers jours ». Les projets peuvent proposer des actions directement dédiées aux pères et coparents ou s’appuyer sur des dispositifs existants, à condition de les adapter à leur accueil et à leur participation.

L’appel à projets mobilise « au plan national une enveloppe de 2,2 M€ », répartie au niveau régional. Peuvent candidater les collectivités territoriales, les établissements de santé, médico-sociaux ou sociaux, les établissements d’accueil du jeune enfant, les associations et structures de l’économie solidaire.

Les dossiers sont à déposer auprès des agences régionales de santé (ARS), qui coordonnent la mise en œuvre avec les services de l’État et les caisses d’allocations familiales. Les candidatures doivent être déposées au plus tard fin février 2026.


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