Les troubles psychiatriques des mineurs non accompagnés (MNA) notamment des jeunes en recours souvent sans hébergement, obligent les acteurs à adapter leurs réponses. À Lille, l’équipe Méopsy, et à Lyon, la PASS Mobile MNA incarnent cette transformation du soin psychiatrique qui quitte l’hôpital pour aller vers des adolescents restés en marge des dispositifs classiques.


Mineurs non accompagnés : le fragile équilibre de la reconnaissance
Mineur non accompagné. Trois mots administratifs pour des adolescents seuls aux parcours souvent heurtés. L’anthropologue Barbara Bertini, coordinatrice régionale des PASS franciliennes à l’ARS Ile-de-France, décrypte comment tout se joue autour de la reconnaissance – ou non – de leur minorité.
À Lyon, soigner la détresse psychique des mineurs isolés, hors les murs
Rattachée au Vinatier, la PASS Mobile MNA intervient depuis 2022 auprès des jeunes en recours. Avec une équipe resserrée, elle se déplace dans les squats et les campements pour rendre possible un accès effectif aux soins psychiatriques.
MNA en recours : le modèle d’intervention d’ une équipe mobile psychiatrique
Quand la minorité est contestée et que le recours n’est pas suspensif, les mineurs non accompagnés peuvent disparaître des radars du soin. Dans le Nord, l’équipe mobile MEOPSY va vers eux pour maintenir le lien et éviter une prise en charge psychiatrique limitée à l’urgence.

Lire aussi

L’enfance en exil : les mineurs non accompagnés face au système français
En 2024, plus de 13 500 mineurs non accompagnés ont été pris en charge après des parcours souvent périlleux. Et, au-delà de cette année, tous affrontent les mêmes réalités : espoirs d’avenir, démarches complexes et un système d’accueil exigeant jusqu’à l’ASE. Ce florilège d’articles en témoigne.