Après la suspension de quatre unités de pédopsychiatrie à la Fondation Vallée, à Gentilly, quinze enfants et adolescents ont dû quitter l’hôpital. L’ARS Ile-de-France affirme que chacun dispose désormais d’une solution mêlant suivi médico-social, soins et scolarité.

La décision est tombée fin février. L’agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France a suspendu, à partir du 27 février au soir, les quatre unités d’hospitalisation complète de pédopsychiatrie de la Fondation Vallée, à Gentilly (Val-de-Marne).

Cette décision fait suite à plusieurs signalements faisant état de situations d’enfermement de mineurs. Une inspection menée en novembre 2025 a confirmé ces faits, conduisant l’agence sanitaire à fermer les unités concernées.

Au moment de la suspension, quinze enfants et adolescents âgés de 7 à 17 ans étaient hospitalisés dans ces services. Depuis, tous ont quitté l’établissement. Leur situation a été réexaminée individuellement avec les familles et, lorsque c’était nécessaire, avec les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE), en lien avec la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). « Toutes et tous se voient proposer une prise en charge en établissement médico-social, davantage adaptée à leurs besoins », indique l’ARS.

Des prises en charge réorganisées

Pour la majorité des jeunes, l’accompagnement se poursuit désormais dans des structures médico-sociales.

Sept enfants retournent vivre chez leurs parents et seront accueillis en journée à l'institut médico-éducatif (IME) des Bords de Marne, à Saint-Maur-des-Fossés. Un groupe spécifique y a été créé pour eux. Un infirmier du GHT Psy Sud sera présent à temps plein dans l’établissement afin d’assurer le suivi clinique et l’ajustement des traitements.

Deux adolescents seront accueillis à l'IME du Val-Mandé, l’un retournant chez ses parents, l’autre étant orienté vers un foyer. Une adolescente sera admise à titre dérogatoire à la maison d’accueil spécialisée (MAS) des Oliviers. Quatre autres jeunes sont orientés vers l’IMPro du SIPFP Seguin, au Kremlin-Bicêtre. Tous retournent vivre dans leur famille, sauf une adolescente pour laquelle l’ASE recherche encore une place en foyer.

Depuis ce lundi 9 mars, les quinze enfants et adolescents ont donc quitté l’hôpital et poursuivent leur prise en charge dans ces structures, avec un retour à la scolarité.