Dans les territoires, les idées foisonnent mais manquent de leviers. Présidée par Mélanie Pauvros, l’association Pépinière d’Avenirs veut donner aux acteurs de l’ASE le temps, les compétences et les financements nécessaires pour bâtir, évaluer et diffuser leurs projets.

Des lieux d’accueil saturés, des jeunes qui quittent l’aide sociale à l’enfance (ASE) sans logement ni accompagnement, des professionnels épuisés : Pépinière d’Avenirs voit le jour en novembre 2025 dans un secteur sous tension. Officiellement lancée le 2 décembre suivant, l’association d’intérêt général entend soutenir ceux qui agissent déjà auprès des enfants et des jeunes confiés à l’ASE.

« Pépinière d’Avenirs a été créée avec une ambition modeste, mais avec des gens très volontaires », explique Mélanie Pauvros. Son objectif : « accompagner les porteurs de projets de la protection de l’enfance, à la fois en compétences et en cofinancement, sur des projets innovants dans les territoires ».

Dans les associations, les établissements et les services, les initiatives fourmillent. Beaucoup peinent cependant à franchir l’étape de la mise en œuvre, faute de temps, d’ingénierie ou de financement. « Il y a plein d’idées dans les territoires parmi les acteurs de la protection de l’enfance », se réjouit Mélanie Pauvros. Elle évoque aussi le manque « de temps et de lieux » pour concevoir les projets et les faire aboutir.

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