Les nouvelles recommandations de la Haute Autorité de santé placent le soutien aux familles au même rang que les interventions auprès de l'enfant autiste. Un changement de doctrine qui engage les équipes, leurs organisations et leurs plans de formation.
« On délivre le diagnostic, la porte se ferme, et on en fait quoi ? », interroge Nora Alouache, pair-aidante familiale au centre de ressources autisme Normandie Seine Eure. Son fils a été diagnostiqué en 2013, à trois ans ; elle a suivi sa première formation en 2020, quand il en avait dix. « Ça me fait sept ans d'errance post-diagnostic sans lien, sept ans isolée », résume-t-elle.
Sept années durant lesquelles aucun professionnel n'a organisé la suite. Publiées le 12 février 2026, les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) « Trouble du spectre de l'autisme : interventions et parcours de vie du nourrisson, de l'enfant et de l'adolescent » entendent fermer cette période. Elles s'inscrivent dans un mouvement de fond porté par la HAS depuis plusieurs années, qui écarte la psychanalyse et une dizaine d'autres approches non validées scientifiquement pour la prise en charge de l'autisme. Elles actualisent le texte de 2012 élaboré avec l'ex-Anesm et redéfinissent ce que les professionnels doivent aux parents.
Le Centre d'excellence sur l'autisme et les troubles du neurodéveloppement (CeAND) et le Groupement national des centres de ressources autisme (GNCRA) en ont exploré la traduction concrète lors d'un webinaire.
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