Lors du web-événement de l’Uniopss « Les jeunes, oubliés des politiques publiques ? », le 27 novembre, Katy Lemoigne et Anniela Lamnaouar ont décrit un système de protection de l’enfance en crise, entre droits fragilisés, mesures inopérantes et attentes fortes autour du futur projet de loi de 2026.
Les signaux existent depuis longtemps. Ils s’accumulent, se répètent, s’amplifient. Mais, pour celles et ceux qui travaillent auprès des enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE), une impression persiste : rien ne change vraiment. C’est dans ce mélange d’urgence et de lassitude que s’est tenue, le 27 novembre, la séquence consacrée à la protection de l’enfance lors du web-événement de l’Uniopss intitulé « Les jeunes, oubliés des politiques publiques ? ».
Le dialogue entre Katy Lemoigne, présidente de la Commission Enfances, familles, jeunesses de l’Uniopss, et Anniela Lamnaouar, membre du Comité de vigilance des enfants placés, met à nu un système qui peine désormais à remplir sa mission première : protéger. Leurs analyses se croisent, se renforcent et dessinent une même perspective : celle d’un modèle en perte d’efficacité.
Ce rendez-vous survient alors qu’une réforme clé se profile : Stéphanie Rist, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, doit présenter, au premier trimestre 2026, le projet de loi sur la protection de l’enfance. Près de huit mois après le rapport de la commission parlementaire sur les manquements des politiques publiques de protection de l'enfance, le secteur attend toujours un cap net et assumé.
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