Pour la deuxième année consécutive, l’absence de vote du budget avant le 31 décembre entraîne le gel des entrées en mission de service civique.
Depuis le 1er janvier 2026, l’application de la loi spéciale bloque toute nouvelle mission, replongeant le dispositif dans une situation d’incertitude déjà vécue en 2025. Sur son site internet, l’Agence du service civique indique qu’« aucune nouvelle mission de service civique ne pourra débuter » et qu’« aucun nouveau contrat » ne pourra être signé, tout en précisant que les missions en cours sont maintenues, notamment celles « dont le contrat a été signé avant le 1er janvier 2026 ». Les autres sont concernées par une « suspension temporaire », sans échéance annoncée.
« Aucune mesure n’a été prise pour éviter ce blocage »
Dans un post publié le 15 janvier sur LinkedIn, le Mouvement associatif dénonce une situation pourtant anticipée, rappelant que « malgré les alertes répétées des associations, aucune mesure n’a été prise pour éviter ce blocage ». Les conséquences sont immédiates pour les jeunes comme pour les structures d’accueil. « Des milliers de jeunes se retrouvent privés d’une opportunité d’engagement en plein milieu de l’année scolaire », tandis que les organismes, « déjà fragilisés par les gels successifs de 2024 et 2025 », voient leurs missions d’intérêt général « suspendues ou annulées ».
Face à cette nouvelle paralysie, les associations réunies au sein de la plateforme inter-associative pour le service civique appellent les responsables politiques à lever sans délai le gel des entrées en mission et à confirmer l’accord transpartisan voté au Sénat garantissant le financement de 135 000 missions en 2026. Pour elles, le message est clair, le service civique « unanimement reconnu pour son utilité sociale et territoriale » ne peut plus être traité comme une simple variable d’ajustement budgétaire.