Une recherche menée en Côte-d’Or auprès d’enfants en famille d’accueil montre que l’adaptation de leur statut les aide à se représenter l’absence de leurs parents, sous réserve d’un accompagnement pluridisciplinaire.

La salle de visite est prête, et la porte reste close. La semaine suivante, le parent réapparaît comme si de rien n’était, puis s’évanouit à nouveau pendant des mois. Pour un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance (ASE), ces allers-retours creusent un manque aux contours flous, que les adultes autour de lui peinent souvent à nommer. En Côte-d’Or, des psychologues de terrain et des universitaires ont passé plusieurs années à écouter ces enfants. Leurs conclusions éclairent le rôle que le droit peut jouer pour les aider à apprivoiser ce vide.

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