Chez les jeunes adultes passés par l’aide sociale à l’enfance ou la protection judiciaire de la jeunesse, les violences sexuelles subies dépassent nettement celles de leurs pairs, dans la vie réelle comme en ligne. Une enquête nationale en mesure l’ampleur.
Ils ont entre 18 et 21 ans, et tous ont croisé un jour la route de l’aide sociale à l’enfance (ASE) ou de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Dans le questionnaire auquel ils ont répondu, le mot « violences » n’a jamais servi à désigner les faits. Seulement des situations concrètes, comme un acte sexuel vécu sans en avoir envie, des contenus sexuels reçus en ligne sans les avoir voulus ou un chantage à la photo intime. Sur la plupart des indicateurs, leurs réponses les placent loin devant leurs pairs qui n’ont connu ni l’ASE ni la PJJ. Victimes d’un acte sexuel non désiré, ils désignent un membre de leur famille comme premier agresseur plus de 3 fois plus souvent que leurs pairs victimes sans suivi. En ligne, près de 9 filles suivies par l’ASE sur 10 ont déjà reçu des contenus sexuels non souhaités, contre 6 sur 10 parmi les filles sans suivi. Et l’écart ne s’arrête pas là : il se lit jusque dans leur santé mentale.
Pour lire la suite, rejoignez notre communauté d’abonnés
Je découvre les offresVos avantages
- L’accès illimité à tous les articles, décryptages, dossiers et interviews de la rédaction
- Une information vérifiée, analysée et documentée
- Un média indépendant et animé par des journalistes spécialistes du secteur social et médico-social