Pour l’avocat Pierre Verdier, la moitié au moins des placements d’enfants sont abusifs et le magistrat s’aligne trop sur les services sociaux. Ancien juge des enfants, Jean-Pierre Rosenczveig défend l’intervention judiciaire, sans nier ses failles, et pointe d’abord le manque de moyens.
Infirmière de 48 ans, Céline Malleterre s’est donné la mort le 15 octobre en gare de Longueville (Seine-et-Marne). Son fils était confié à l’aide sociale à l’enfance (ASE) depuis six ans, et elle n’avait jamais cessé de se battre pour le récupérer. En 2022 déjà, selon Le Parisien, elle avait écrit « Je vais me foutre en l’air. Ça les arrangera. C’est fini. Mon fils, je ne le reverrai jamais. »
Le vendredi 23 octobre, aux Journées de l’enfance de Saintes, son nom résonne dans la salle. « Le suicide de Céline, le 15 octobre dernier, en est une tragique preuve », lance Pierre Verdier, docteur en droit, avocat au barreau de Paris, ancien directeur départemental de la Ddass et vice-président de l’association Unis pour nos enfants (UPNE). Pour lui, ce drame révèle l’écart entre les exigences de la loi et la réalité de l’intervention sociale.
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