Cinq ans après son lancement, le dispositif STOP s’impose progressivement comme un outil central de prévention des passages à l’acte pédocriminels.
En France, la prévention des violences sexuelles sur mineurs intervient encore trop souvent après les faits. Depuis cinq ans, un dispositif tente de déplacer le curseur. À l’initiative de la fédération française des centres ressources pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles (CRIAVS), avec le soutien du Secrétariat d’État à la protection de l’enfance et des familles, le dispositif STOP a été mis en place en 2020.
Il repose sur un numéro national, le 0806 23 10 63, ligne téléphonique d’écoute, de prévention et d’orientation vers les soins, destinée aux personnes attirées sexuellement par des enfants. Son objectif est clairement posé : « éviter le passage à l’acte », en facilitant l’accès à une information fiable, à une orientation adaptée et, lorsque nécessaire, à des parcours de soins.
Les données scientifiques donnent la mesure de l’enjeu. Des études montrent que 4 % à 13 % des hommes issus de la population générale déclarent des fantasmes impliquant des enfants. La majorité des personnes concernées sont toutefois dites abstinentes, c’est-à-dire qu’elles ne porteront jamais atteinte à un mineur. Pour autant, « entre 30 % et 70 % des violences sexuelles commises sur des mineurs seraient le fait de personnes présentant une attirance sexuelle envers les enfants », indique la fédération des CRIAVS, à l’occasion du lancement de sa nouvelle campagne de communication consacrée au dispositif STOP.
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