Aziz Essadek, enseignant-chercheur à l’université de Paris Cité et membre de l’Institut universitaire de France, a présenté les résultats de son étude sur l'exploitation sexuelle des mineurs.

Ce n’est pas une question de mots, c’est une question de regard. Avant les chiffres, Aziz Essadek pose un préalable théorique : passer de « prostitution des mineurs » à « exploitation sexuelle » n'est pas un choix de communication, c'est un acte épistémologique. « Ce changement permet d'inverser la question de la responsabilité. Ce ne sont pas des mineurs en situation de prostitution, ce sont des mineurs exploités sexuellement. », explique le chercheur. Ce renversement n'est pas anodin. Il conditionne la façon dont on mesure, dont on diagnostique, dont on accompagne et in fine, dont on protège. L’universitaire insiste aussi sur le fait que ce changement replace les mineurs dans leur statut de victimes.

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