Les révélations de violences sexuelles affluent et bouleversent l’équilibre judiciaire. À Paris, le parquet des mineurs fait face à une hausse continue des dossiers, portée par la libération de la parole des enfants et l’évolution du droit pénal. Une pression durable qui redéfinit la pratique du ministère public.
Le point de bascule ne s’est pas produit en un jour. Il s’est installé progressivement, avant de s’accélérer après la crise sanitaire. Pour Lisa Lou Wipf, vice-procureure et cheffe de section du parquet des mineurs de Paris, ce moment marque une rupture nette. « Il y a véritablement eu un tournant sur la façon dont les enfants sont en mesure de libérer leur parole, de se confier à l’adulte et de décrire ce qu’ils peuvent avoir subi », explique-t-elle.
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