Face à la hausse du nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés, le gouvernement défend les pôles d’appui à la scolarité comme une réponse plus rapide et plus souple. Mais les députés interrogent les moyens mobilisés, la réalité du déploiement et les conséquences pour les AESH.

Le 29 avril, la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale a auditionné Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, et Camille Galliard-Minier, ministre déléguée chargée de l'Autonomie et des Personnes handicapées. À quelques jours de son retour en séance publique, le 11 mai, la proposition de loi portée par Julie Delpech (Ensemble pour la République), qui prévoit la généralisation des pôles d'appui à la scolarité (PAS) — ces binômes Éducation nationale et médico-social intervenant directement dans les classes — se retrouve au cœur des échanges, après son échec en commission mixte paritaire en juin 2025. Les deux ministres sont venus défendre le dispositif et ses premiers résultats. En face, les députés entendaient obtenir des réponses précises, certains cherchant à comprendre si ce nouvel outil constitue une montée en charge réelle ou une réorganisation à moyens constants.

Il vous reste % de cet article à lire.

Pour lire la suite, rejoignez notre communauté d’abonnés

Je découvre les offres

Vos avantages

  • L’accès illimité à tous les articles, décryptages, dossiers et interviews de la rédaction
  • Une information vérifiée, analysée et documentée
  • Un média indépendant et animé par des journalistes spécialistes du secteur social et médico-social