Ils ont moins de trois ans et cristallisent les failles de la protection de l’enfance. Un rapport du Sénat décrit un système à saturation, des équipes sous tension et un cadre encore inadapté, appelant à une remise à plat urgente de l’accueil des tout-petits.
Ils ont moins de trois ans et sont parmi les plus mal protégés du système de protection de l'enfance. Un rapport de la mission conjointe de contrôle des commissions des affaires sociales et des lois du Sénat révèle l'ampleur des dysfonctionnements qui touchent la prise en charge des nourrissons confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE). Pouponnières saturées, professionnels épuisés, décret insuffisamment financé : les quatre sénatrices à l'origine du texte — pour la commission des affaires sociales par Pascale Gruny (LR, Aisne) et Anne-Marie Nédélec (LR, Haute-Marne), et pour la commission des lois par Agnès Canayer (LR, Seine-Maritime) et Patricia Schillinger (RDPI, Haut-Rhin — réclament une refonte profonde d'un modèle qui ne tient plus. « La priorité de l'action publique doit se porter sur ces nourrissons et jeunes enfants qui comptent parmi les plus vulnérables des vulnérables dans notre pays », écrivent-elles.
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