Après le viol d’une fillette de 10 ans dans un foyer de l'ASE à Clamart dans les Hauts-de-Seine, la protection de l’enfance revient au cœur des débats parlementaires. Le 6 janvier, la députée socialiste Ayda Hadizadeh interpelle l’exécutif et exige des réponses sur les défaillances du système et la protection des enfants.

Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour agression sexuelle et viol sur mineur, a indiqué le ministère public mardi 6 janvier. Elle porte sur des violences sexuelles survenues le 10 décembre dans un foyer de l’aide sociale à l’enfance (ASE) implanté à Clamart, dans les Hauts-de-Seine. Les faits concernent une fillette de 10 ans, agressée par sa camarade de chambre, âgée du même âge, alors qu’elle était hébergée au village d’enfants Rosalia, une structure gérée par la Fondation Grancher.

Dès le signalement, « les services judiciaires et administratifs compétents ont été saisis et des mesures de protection sans délai ont été mises en œuvre », a réagi le 3 janvier sur X la ministre de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist. De son côté, la Ville de Paris a indiqué que « ces faits, qui impliqueraient deux enfants âgés d’une dizaine d’années, ont été portés à la connaissance de l’aide sociale à l’enfance dès le lendemain » et qu’ils « ont fait l’objet, dès le 12 décembre, de transmissions complètes et circonstanciées au parquet et aux juges des enfants ». Le père de la jeune victime a déposé plainte le 19 décembre, après avoir été informé des faits la veille par le foyer, selon l’AFP, confirmant une information révélée par Le Parisien.

Après l'affaire des deux enfants tondus par des éducateurs dans des établissements parisiens, la protection de l’enfance s’impose de nouveau comme un sujet brûlant à l'Assemblée nationale. Le 6 janvier, Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val-d’Oise, interpelle le gouvernement. En l’absence du garde des Sceaux, elle s’adresse à la ministre de la Santé et des Familles. « Le 10 décembre, une enfant de 10 ans est violée par un autre enfant dans un foyer de l’aide sociale à l’enfance. Si nos mots ont un sens, qu’ils traversent ces murs pour atteindre cette petite fille et tous les enfants accueillis par l’ASE », déclare-t-elle, sur un ton grave et solennel.

« Êtes-vous déterminés à mettre un terme à ces manquements, à ces violences ? »

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