Au Sénat, la ministre de la Santé et des Familles, défend une réforme de l’aide sociale à l’enfance (ASE) pour stabiliser les parcours des enfants confiés. Plusieurs sénateurs jugent le texte trop timide et réclament des moyens face à la crise du secteur.

Un foyer, puis une famille, puis un autre établissement. Près de la moitié des mineurs confiés à l’ASE passent par au moins trois lieux d’accueil, et moins de 10 % restent au même endroit pendant toute leur prise en charge. Mercredi 28 octobre, au Sénat, la ministre de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist, s’appuie sur ces chiffres, tirés d’un rapport d’information sénatorial publié en avril, pour défendre le texte du Gouvernement. « Ces enfants grandissent en comprenant qu’il vaut mieux ne pas s’attacher », déplore-t-elle.

Le projet de loi relatif à la protection des enfants, voté le 21 juillet par l’Assemblée nationale, concerne près de 400 000 mineurs et jeunes majeurs suivis par les services sociaux. « La nation prend le relais quand la famille ne peut plus protéger. Les départements respectent cet engagement : l’État doit prendre sa part », lance la ministre.

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