Aux assises du CNAEMO, Pierre-Alain Sarthou, directeur général de la CNAPE, met en cause la capacité du droit à appréhender l’exploitation sexuelle des mineurs. Malgré la multiplication des textes, les pratiques évoluent plus vite que les réponses.
Face à l’exploitation sexuelle des mineurs, le problème est-il vraiment l’absence de textes, ou leur capacité à saisir des situations qui leur échappent ? C’est à partir de cette interrogation que Pierre-Alain Sarthou, directeur général de la Coordination nationale des associations de protection de l’enfance (CNAPE), construit son intervention aux assises du CNAEMO, le 2 avril. « La loi peut-elle vraiment lutter contre l’exploitation sexuelle des mineurs ? », interroge-t-il. Les textes se sont multipliés, les infractions aussi. Mais, sur le terrain, les formes d’exploitation évoluent plus vite que les réponses institutionnelles, et certaines échappent encore aux cadres juridiques actuels.
Pour lire la suite, rejoignez notre communauté d’abonnés
Je découvre les offresVos avantages
- L’accès illimité à tous les articles, décryptages, dossiers et interviews de la rédaction
- Une information vérifiée, analysée et documentée
- Un média indépendant et animé par des journalistes spécialistes du secteur social et médico-social