École interrompue, suivi en PMI perdu, soins plus difficiles d’accès, familles déplacées à répétition, MNA renvoyés à l’incertitude : le 7e rapport annuel sur les expulsions de lieux de vie informels met en évidence les ruptures imposées aux enfants et aux jeunes.

« J’ai grandi là-bas et j’ai eu mes enfants là-bas et tout ça », raconte Simeria. Lorsqu’elle revient à la Flambère, à Toulouse (Haute-Garonne), après l’expulsion de juillet 2025, les caravanes ont été détruites. Elle y avait vécu quinze ans. « Pour moi, c’était vraiment un choc. C’est dur », poursuit-elle. Un squat, une caravane, une tente ou une cabane restent des habitats précaires. Mais quand une famille y vit depuis plusieurs mois ou plusieurs années, des suivis se mettent en place. Les enfants sont scolarisés, les plus petits suivis en PMI, des soins reprennent, des droits sont ouverts. L’expulsion peut interrompre ces démarches.

Publié le 10 septembre, le 7e rapport de l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels revient sur les opérations recensées en 2025 et sur les parcours qui suivent.

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